1) cher
au moins 10 milliards d'euros par an à cause des 60 ministres et 600 parlementaires et leurs triples administrations et bâtiments, triples administrations, éparpillement des forces
2) compliqué
6 gouvernements et 6 parlements, 3 régions et 3 communautés ; triples législations; facilite les abus particrates car le contrôle est plus difficile en raison des différents niveaux de pouvoir
3) inefficace
éparpillement de compétences, ex. : vols de nuit à Zaventem ; manque de synergie ; complique la solidarité structurelle avec le sud plus pauvre
4) anti-démocratique
pas de circonscription électorale nationale, accords de coopération non contrôlés, pas de partis nationaux (et patriotiques) sauf le B.U.B. ; création artificielle sans consultation populaire, ni référendum; le système est aussi élitaire car il n'a pas vocation à résoudre les problèmes des Belges, mais uniquement ceux de la classe politique
5) discriminatoire
sur la base de la langue = apartheid linguistique ; même base idéologique comme dans l'Afrique du Sud d'antan à part une différence graduelle
6) polarisant
bancal, déstabilisant l'Etat ; polarise et légitime la division artificielle et bipolaire du pays, voire sa liquidation totale, ce qui est aussi considéré par les extrémistes comme étant le but et la finalité du système; ce fédéralisme constitue donc une tromperie collective; dans ce sens, le système est aussi totalement superflu car on atteint le but contraire de celui qu'on s'était fixé comme objectif, c'est-à-dire stabiliser la politique belge, qui était, à l'époque unitaire, beaucoup plus stable qu'ajourd'hui
7) contraire à notre Histoire
9 provinces, qui fonctionnaient d'ailleurs parfaitement dans la Belgique unitaire
8) obsolète
à l'époque de la mondialisation qui nous oblige à être multilingues ; les multinationales et les entreprises fusionnent au-delà des frontières étatiques et donc aussi au-delà des frontières linguistiques ce qui à la fois augmente le pouvoir de ces entreprises et diminue le pouvoir de la Belgique, ce dont profitent ces entreprises ainsi que les grands Etats
9) illogique
comment justifier un gouvernement fédéral bilingue dans un système scindé sur base linguistique ?; la région de Bruxelles-Capitale est bilingue et unitaire ; pourquoi scinder des compétences sur la base de la langue sans qu'elles aient un lien avec celle-ci ?; manque de critère de répartition des compétences entre les différents niveaux = système très nébuleux; pourquoi diviser un pays tandis que l'Union européenne multilingue à pour vocation d'effacer les frontières entre les Etats membres?
10) prenant
en raison de certaines des caractéristiques sus-mentionnées, on consacre bon nombre de discussions et d'écrits à ce système qui ne résolvent pas les problèmes politico-communautaires, au contraire !
11) absurde
la Belgique est un petit pays de 30.000 km² et de 10 millions d'habitants, autant que Paris ou Londres; le système est dès lors superflu et ne fait qu'exacerber les oppositions nationalistes entre les minorités extrémistes pouvant s'appuyer sur trop large couverture dans les médias
12) contraire à l'esprit de la constitution
tous les Belges devraient être égaux devant la loi (art. 10), ce qui n'est pas le cas vu l'existence de multiples décrets et ordonnances des régions ayant force de loi
En analysant bien, on peut aisément constater que les critiques des séparatistes à propos de la Belgique sont à peu près identiques que celles qu'on peut faire au fédéralisme.
Mais revenons-en au sujet de départ: outres les problèmes évoqués dans cet article en cas de scission s'ajoutent les zones de conflit non-résolues (Fourons/Voeren, Bxl et la périphérie-BHV y compris) qui risquent dans le meilleur des cas d'être des sources intarissables de complications, de s'aggraver dans le pire des cas.
Bref, on n'a pas 36 solutions: une Belgique unitaire, un fédéralisme provincial où une guerre civile. C'est aussi simple que cela.